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Top 10 des mauvaises idées des candidats à l'expression orale du TEF/TEFAQ.

L'examen TEF (ou TEFAQ) est une étape importante pour l'immigration et aussi pour évaluer votre niveau pour le travail ou les études. Mais il n'est pas facile et les candidats font souvent les mêmes erreurs de stratégie. Voilà le top 10 des mauvaises idées constatées par une évaluatrice officielle.

1. Mémoriser des phrases par coeur et les répéter

C'est LE problème majeur de tous les évaluateurs.. faire face à des candidats qui répètent des phrases mémorisées. Et parfois, ils ne savent même pas ce qu'ils disent!


Gardez une chose en tête : avant d'être évaluateur, la personne qui vous fait passer le test est professeur. Nous savons très bien quand une personne répète et quand une personne parle spontanément. Bien sûr, vous pouvez apprendre quelques structures utiles comme les débuts de conversation mais cela ne sert vraiment à rien de mémoriser des blocks entiers de phrases. Pire, cela irrite l'évaluateur car il entend toujours les mêmes choses.. avec les mêmes erreurs!

2. Ne pas écouter ce que dit l'évaluateur

La clé de la réussite du TEF c'est d'avoir une interaction avec l'évaluateur. La plus naturelle possible. Ecoutez bien ce que dit votre évaluateur, cela vous permet de montrer que vous avez la capacité de comprendre mais aussi que vous êtes capable d'avoir un dialogue avec un natif.


En plus, grâce à lui, vous n'êtes jamais bloqué car il vous donne toujours des idées de questions (section A) ou des nouveaux arguments (section B).

3. Utiliser des questions (section A) et arguments (section B) généraux qui vont avec tous les sujets

Cette remarque est très liée à la numéro 2 : la clé de l'évaluation c'est le naturel et la spontanéité. Le mieux est d'utiliser le sujet d'examen pour poser des questions et argumenter.


Commencer son évaluation par la question "Où se trouve votre établissement?" c'est très général, trop classique et cela sent les phrases mémorisées. Votre examen commence avec une mauvaise impression. Commencez toujours par des questions en lien avec le texte et gardez les questions générales si vous êtes bloqué.

4. Aller au test sans se renseigner sur les exercices

Lors de votre inscription, votre centre d'examen vous donne un manuel du candidat qui donne quelques informations au sujet des différents exercices. Lisez-le attentivement. Vous pouvez aussi visiter le site de la Chambre de Commerce et d'industrie de Paris, le créateur du test.


Si vous voulez plus d'informations sur la manière dont fonctionne l'examen et des bons conseils pour réussir, faites appel à un professionnel et réservez un cours de préparation.

5. Prendre l'évaluation pour "essayer" sans préparation

J'ai vu beaucoup de candidats prendre l'évaluation "pour essayer". Certains avaient des niveaux avancés et le test s'est bien passé même s'ils n'étaient pas bien préparés. Mais la grande majorité n'était juste pas prêt et le résultat n'était pas bon.


En plus, cet examen coûte cher, alors c'est mieux de le prendre quand on est sûr d'avoir le bon niveau. Pour cela, vous pouvez passer un examen blanc (mock exam). Vous pouvez avoir une idée du déroulé exact de l'examen, vous aurez accès à vos notes et à des commentaires et pourrez vous améliorer pour le jour J.

6. Ne pas travailler avec un prof-évaluateur ou ne pas l'écouter

Pour préparer le TEF, l'idéal est de travailler avec un prof de français qui a une expérience d'évaluateur d'au moins 1 an. Seule la formation spéciale et l'expérience permettent de savoir exactement comment le TEF fonctionne et comment l'évaluation est notée.


Choisissez de prendre des cours avec quelqu'un en qui vous avez confiance, qui cherche à vous aider et est transparent sur votre niveau et vos objectifs. Ecoutez votre prof quand il dit que vous n'êtes pas prêt pour l'examen car il le dit dans votre intérêt et veut vous éviter "la spirale de l'échec"(voir point 9) .

7. Ecouter les "légendes" du TEF

Depuis presque 3 ans que j'évalue le TEF, j'ai entendu beaucoup de rumeurs sur le test : le centre A est mieux que le B, si j'utilise 3 conditionnels et deux subjonctif j'aurai un niveau B2 pour sûr, les sujets sont en relation avec l'actualité ou la saison, en 24 heures de cours je peux passer d'un niveau A1 à B2.


Mes étudiants et les candidats ont beaucoup d'imagination : il y a des nombreuses rumeurs sur le TEF. Souvent elles sont fausses alors, comme toujours, l'idéal est de demander à un expert.

8. Ne pas utiliser son imagination ni improviser

Parler une langue étrangère avec un natif, cela demande souvent d'improviser. Comme dans la vraie vie, au TEF c'est important d'être spontané et créatif.


Dans la section B de l'expression orale, l'idéal est d'utiliser son imagination pour argumenter et donner des exemples et détails au maximum. La créativité est votre meilleure amie, votre évaluateur ne vous contredira jamais sur ce que vous avez dit.

9. Faire la spirale de l'échec

La spirale de l'échec, c'est un classique que j'ai vu à Montréal tellement souvent. La personne n'apprend pas ou peu le français pendant plusieurs années, puis, quand elle souhaite faire son processus d'immigration, elle prend quelques heures de cours de préparation au TEF pour un "quick fix", étudie très peu la langue à part le test, passe l'examen alors qu'elle n'a pas le niveau.... Elle attend alors le résultat pendant 4-5 semaines sans étudier ni être en contact avec la langue et quand elle reçoit un résultat négatif, la spirale recommence : 3-4 heures de cours pour un "quick fix" sans apprendre la langue, examen, échec, quick fix.... parfois la spirale dure des mois.


La spirale de l'échec est stressante, peut vous décourager, vous coûter très cher et surtout vous mettre dans des situations difficiles avec l'immigration.

10. Oublier que pour réussir le TEF, le plus important c'est d'apprendre le français

Cela parait basique mais c'est important de le rappeler: un test de langue française atteste d'un niveau de langue. Alors, le plus facile c'est d'étudier la langue pendant plusieurs mois ou années puis d'arriver au niveau souhaité et à ce moment là de se préparer au test puis le passer dans les meilleures conditions.


A Montréal, il y a beaucoup d'offre de cours : les cours du gouvernement du Québec, les cours privés avec un tuteur, les cours de groupe etc.. Chacun trouvera son bonheur.


J'espère que ces conseils vous sont utiles, n'hésitez pas à les partager!! N'oubliez pas que pour atteindre son objectif en langue, cela prend du temps et de la patience.


Si vous avez besoin d'aide, vous pouvez réserver un examen blanc, un cours privé de français ou de préparation au TEF ou un cours TEF de groupe pour bien vous préparer!






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